Pour plus d'information,
svp communiquez avec la Galerie Walter Klinkhoff
Dansent les oies blanches 18/36"
Summer Fantasea 12/24"
Oies blanches en automne 30/36"
Entre deux mers 42/48"
Les pivoines du château 36/42"
Peonies in June 30/36"
Oies et voiliers 30/36"
Blanches d'automne 24/30"
Le château fleuri 36/42"
Saint-Rémy, sous les platanes 36/48"
Provençale aux cerises 30/36"
Paysage provençal 36/42"
Provence, champ fleuri 18/36"
Provence printanière 36/42"
Mémoire gaspésienne 36/42"
Maine, le bateau du pêcheur 30/36"
Maine Dock 30/36"
Cousins Island Storm 36/42"
Bécassine 30/36"
Lobster Boats 18/24"
Régate 18/36"
L'artiste au travail, sur le motif
L'atelier du lac
Wednesday, September 14, 2011
Thursday, June 2, 2011
Nouveaux croquis de Provence
À ma fille Roseline
"Laisse-moi te raconter le moment de ce sketch. Un matin nous avons décidé d'aller faire le circuit Van Gogh à Saint-Rémy. Nous avons stationné la bagnole à l'office du tourisme et de là nous avons marché jusqu'à l'hospice de St-Paul de Mausole où Vincent Van Gogh a reçu des traitements psychiatriques vers la fin de sa vie. Il a beaucoup peint à cet endroit et autour de là. 150 toiles en un an. Nous avons suivi un tour avec guide qui partait de l'hospice et nous conduisait sur les pas de Vincent dans les chemins et dans les oliveraies avec les Alpilles en arrière plan. Ici et là, des bâtiments, maisons, granges, remises. C'est en faisant ce parcours, au milieu des oliviers que j'ai capturé ce croquis. J'étais très ému d'être là. Exactement là où Vincent passait des heures à peindre dans les champs. Un jour tu iras faire ce parcours. Je serai avec toi."
"Laisse-moi te raconter le moment de ce sketch. Un matin nous avons décidé d'aller faire le circuit Van Gogh à Saint-Rémy. Nous avons stationné la bagnole à l'office du tourisme et de là nous avons marché jusqu'à l'hospice de St-Paul de Mausole où Vincent Van Gogh a reçu des traitements psychiatriques vers la fin de sa vie. Il a beaucoup peint à cet endroit et autour de là. 150 toiles en un an. Nous avons suivi un tour avec guide qui partait de l'hospice et nous conduisait sur les pas de Vincent dans les chemins et dans les oliveraies avec les Alpilles en arrière plan. Ici et là, des bâtiments, maisons, granges, remises. C'est en faisant ce parcours, au milieu des oliviers que j'ai capturé ce croquis. J'étais très ému d'être là. Exactement là où Vincent passait des heures à peindre dans les champs. Un jour tu iras faire ce parcours. Je serai avec toi."
Tuesday, November 30, 2010
Monday, November 15, 2010
L'Italie






Je connais un refuge où apaiser l’esprit. L’endroit s’appelle Toscane. Sur le haut d’une colline entourée de vigne, j’ai trouvé la maison de Franco. La fille de Franco, Claudia. Sa femme Tina qui vient de la région de Le Crete. Son neveu Simone qui rit tout le temps. Et j’ai trouvé Franco. Mon ami Franco qui dit bonjour avec un verre de vin. Franco qui me parle en Italien et je comprend tout ce qu’il dit. Franco c’est l’Italie, la joie de vivre, le soleil sur les vignes, le vino de la casa. Il me fait l’acolade et parle parle parle de la pluie qui ne vient pas arroser ses vignes comme il voudrait, de bagnoles, de filles, du village voisin, du nouvel enfant de sa Claudia. Mais jamais de lui-même.
Au printemps, sa maison est entourée de lilas en fleurs qui embaûment tout le pays. La maison est si solide qu’on pourrait s’y installer forteresse. Franco me raconte que, pendant la guerre, tutta la familia se cachait dans les cabes à vin, des tunnels creusés dans la terre rouge de Toscane.
Tina a planté dans toutes les jardinières des pensées. Blanches. Jaunes. Rouges comme le vin de Franco que nous buvons sur la terrace ensoleillée. D’ici on peut voir jusqu’à Florence et jusqu’à Rome.
Je ne connais pas endroit où je prend tant plaisir à dessiner. Chaque détour de la route m’invente un nouveau sujet tout en verdure et en grâce. Nous nous y promenons sans trop savoir où nous conduira la journée et la plupart du temps, nous n’arrivons jamais à notre destination. Je m’arrête partout et m’abreuve à la Beauté de l’Italie. Collines. Arbres. Maisons. Femmes. Vieillards heureux à la peau cuirée.
Ici nous découvrons les caves d’un petit monastère où des Franciscains fabriquent des vins délicieux qu’ils mettent en vente sous la gouverne d’une jeune femme belle et brune. Il n’y a rien comme l’esprit monastique !
Écoute, les cloches sonnent l’angelus. Il est midi. Au bord du chemin étroit, les coquelicots font la fête du rouge. Devant, un faisan sort d’un buisson.
Je n’a besoin de rien que d’un crayon, d’un carnet et d’une boîte d’aquarelle. Pour le reste je m’accomode de ce qui vient: un morceau de fromage ou un plat d’osso buco.
Au flanc de la colline, là-bas, un troupeau de moutons broute à l’ombre des cyprès qu’on a plantés à la mémoire des garçons du pays qui sont morts à la guerre. Trop vite. Trop loin. Le chien berger anglais ne dort que d’un oeil.
À Québec, on me dit qu’il neige!
Nous entrons dans une petite trattoria pour le lunch. La jeune Italienne qui fait le service a du Botticelli dans les boucles noires de ses cheveux et dans la tendresse de son rire. La salle à manger est peinte en jaune, comme l’était celle de Monet.
Vers quinze heure, la pluie se met à tomber doucement et nous rentrons chez Franco.
Thursday, October 28, 2010
Octobre sur la Kenebec River

Rentré du Maine depuis trois jours. Les Apalaches me restent, me tiennent, m’agrippent. Paysages gris tachetés de noir et de couleurs. Si tendres ces paysages où je m’arrête ici et là pour mettre dans le carnet mémoire de la rivière Kenebec qui coule tout le long de la route entre The Forks et Skohegan.
À ce temps de l’année le regard se faufile, presque indiscret entre les arbres qui n’ont plus que leurs dernières feuilles.
Dans les villages dorment des maisons de planches blanches et vieilles. Sur les perrons, ou les pelouses négligées de grosses citrouilles préparent la fête de l’halloween où les vivants se racontent des histoires de fantômes qui font peur aux enfants.
Les couleurs d’octobre ne sont pas si violentes que les voudraient nos souvenirs. Elles sont feutrées et fort difficiles à peindre.
Après une longue journée devant une grande toile, je me retrouve le long de la rivière Kenebec. Paysage inventé mais fort évocateur de la Maine promenade du weekend dernier.
Une brouette rouge remplie de citrouilles parle d’abondance, de l’été heureux et doux que nous avons connu cette année. Il a fait beau tout juillet et tout au long du mois d’août. Les citrouilles ont grossi grossi. Elles racontent la générosité de la nature à qui on offre une toute petite graine et qui nous rend ces fruits énormes et gais même par le plus triste gris d’octobre.
Il ya aussi la maison où on a envie d’entrer. Ce n’est pas tout-à-fait une maison. Un atelier peut-être où un homme fabrique un meuble en bois qu’il offrira à sa fille pour Noël ou pour le jour de l’An...
Derrière une roche immense , une chaloupe en bois. Celle de mon père? La mienne qui ne vogue plus guère?
C’est un tableau qui ne parle pas tant d’octobre que du plaisir d’être avec toi, là-bas, loin de l’ici quotidien qui nous accapare et nous empêche d’être l’un à l’autre comme au bord de la rivière Kenebec.
Thursday, September 30, 2010
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